L’histoire se passe à Los Angeles dans un futur alternatif, en 2008. Les Etats-Unis sont en pleine crise et n’ont plus de carburants. Heureusement, une solution a été trouvée, qui consiste à utiliser le flux des vagues. Malheureusement pour eux, cette solution altère inexorablement le mouvement de la Terre, provoquant des failles dans le continuum espace temps et perturbe le comportement humain. A côté de ça un acteur, **Boxer Santaros** a écrit un scénario qui s’avère être une prédiction de l’apocalypse.
Southland Tales est le genre de film qui se veut futuriste mais qui a tellement réfléchi aux détails qu’il veut tout nous transmettre. Mal de crâne garanti.
Le film est dès le début un trop plein d’informations. Dans le flot de paroles, beaucoup trop de choses inutiles, et c’est exactement pareil d’un point de vue visuel. Par exemple, la télévision dans le film est encore pire que certaines chaînes Américaines : 4 images à la fois, plusieurs lignes d’informations, et des fenêtres qui s’ouvrent, plus des gens qui parlent par-dessus. En résumé, malgré la narration de Justin Timberlake, on ne comprend franchement pas grand-chose. Où plutôt, on essaye de retenir l’essentiel. Et l’essentiel, ça tient en 3 phrases, pas 15 minutes de films. J’ai vite regretté de ne pas avoir regardé le film avec les sous-titres. J’ai pas de mal en anglais, mais là franchement j’ai passé tout le film a faire Hein ??.
La construction narrative est pourtant comme Sin City, que je n’avais eu aucun mal à comprendre. Mais là…mon dieu, faut arrêter c’est trop compliqué pour mon petit cerveau. Ils passent leur temps à rajouter des intrigues parallèles à l’intrigue de base et c’est hardcore à piger. Ils mélangent effets spéciaux, narration, citations de la Bible…
En plus de ça le film n’est franchement pas facile à comprendre sans avoir vu la bande-annonce avant et sans avoir lu de résumé.

Le futur, c’est chelou.
On se demande pourquoi tous les personnages importants du film ont des look ultra bizarres comparés au reste de la planète : serais-ce une façon dérivée de dire que si la Terre est en crise elle sera dirigée par une bande d’hurluberlus et de nains ? (Oui parce qu’à un moment on voit une bande de nains à une table et on ne comprend pas le rapport). Le film est un enchaînement de scènes avec des personnages sans aucun rapport les uns avec les autres. Pendant environ 20 minutes, on ne comprend pas où ils veulent en venir. C’est quoi le but, nous montrer des discussions entre plein de gens bizarres autour d’une histoire trop compliquée ?
Dans le style, on se retrouve d’un coup dans une caravane avec un Christophe Lambert qui insulte une gonzesse. On ne sait pas qui il est. Ni qui elle est. Et juste avant, on vient de voir des scènes du même style sans avoir qui étaient les gens.
Dans un sens, cela évite d’avoir à supporter Vin Diesel qui a le rôle principal. Le truc avec ce mec c’est qu’il devrait jouer dans des comédies tellement il est drôle quand il essaye de bien jouer. A côté de lui, Sarah Michelle Gellar que je n’arriverai décidemment jamais à voir autrement qu’en Buffy. Et dans le film, à part nous montrer qu’elle a des beaux cheveux et une superbe paire de jambes, elle ne sert pas à grand-chose. Pareil pour Sean William Scott qui arrive presque à ne pas être mauvais. Disons que pour moi, quitte à faire un film sérieux, autant prendre des bons acteurs, et non des rejets d’Hollywood. Et des bons acteurs, y’en a quand même pas mal non ? Alors pourquoi ces choix, pourquoi ?
Le film est réalisé par Richard Kelly. Le réalisateur de Donnie Darko avait frappé très fort et ne pouvait au fond, pas faire mieux que ça. Tout le monde attendait son prochain film, mais Southland Tales a fait un flop. Le film est pourtant fortement inspiré de l’univers de Philip K.Dick.
Le film est en fait bourré de références et de détails importants, mais c’est un peu trop complexe pour le spectateur lambda. Alors c’est sûrement très intéressant à analyser, mais bon…y’a de quoi se rendre dingue. Je vous invite à lire le symbolisme du film sur wikipedia, qui m’a aidée à comprendre, et encore…je ne sais pas comment le mec qui a écrit ça à pu voir tout ça dans le film.
Le protagoniste du scénario qui prédit l’apocalypse, se nomme Jericho Cane. Jericho Cane est en fait une référence au film "La Fin des temps" La Fin des temps de Peter Hyams dans lequel Arnold Schwarzenegger joue lui aussi le rôle d'un personnage nommé Jericho Cane devant sauver l'humanité de la fin des temps. Dans Southland Tales, l'importance de Jericho Cane réside dans le fait qu'il est à la base un personnage fictif se matérialisant en la personne de Boxer Santaros. (Wikipedia)
Si j’avais voulu analyser Southland Tales d’une manière basique, j’aurai juste dit que Richard Kelly fait une fixation sur les nains, les gens tatoués, les gothiques, les jambes, et les effets numériques. Mais je sais bien que c’est plus profond, je trouve juste qu’il est très difficile de se mettre dans le film et dans le délire, même lorsqu’on adore les films étranges. Croyez moi, j’adore la science fiction, les univers futuristes glauques, mais alors là, j’étais trop larguée. Et le fait que ça dure 2h24 ne m’a pas aidée du tout ! Pourtant, j’avais bien aimé **Donnie Darko**, et j’ai récemment bien aimé **The Box** du même réalisateur. Le film n’a jamais été distribué dans les salles françaises, mais il a été présenté au Festival de Cannes.
En résumé, j’ai passé tout le film à faire « Hein ? » et « Gné ?? », mais bon, j’ai pas détesté, ni aimé. Pour l’aimer il aurait déjà fallu que je le comprenne sans aller chercher des explications sur le net… Je serai curieuse d’avoir d’autres avis sur ce film, parce que j’ai vraiment l’impression de n’avoir rien compris. Je me disais que ça vaut bien certains films de David Lynch ou Donnie Darko, mais en fin de compte non c’est 500 fois plus compliqué à comprendre. Non ?