
Le Pianiste raconte l’histoire de Wladyslaw Szpilman, un brillant pianiste juif polonais, qui subit les changements en Pologne et arrive par miracle à échapper aux camps de concentration. Le film parle aussi de sa famille, et de Varsovie en général. La lutte pour survivre, la lutte pour combattre, et l’attente interminable d’une éventuelle libération. On assiste aux massacres, aux tortures, et à autant d’histoires différentes que tristes.
Le rôle principal est tenu par Adrian Brody, qui fait un travail remarquable comme dans tous ces films. Le film est une adaptation du livre autobiographique de Wladyslaw Szpilman, et a reçu un prix au festival de Cannes 2002. Il est réalisé par **Roman Polanski** qui a réussi à briser les tabous et à montrer la haine, la violence, et la souffrance comme personne n’avait réussi à le faire auparavant. Le devoir de mémoire est évidemment une grosse partie du film, et on se sent tous concernés par ce qui est arrivé. Tout est filmé de manière tellement crue qu’on s’y croirait vraiment sans la musique. Cela a pour effet de faire ressortir mon incompréhension de cette partie de l’histoire : comment a-t-on pu en arriver là ? Le film rappelle par moments La Liste de Shindler, mais reprend le même style d’histoire vu sous un angle différent : celui de l’intérieur. Ici, c’est la vie de la famille qui nous intéresse, et la vie à l’intérieur du ghetto de Varsovie. Bien sur, le personnage principal reste le pianiste. Pour la première fois, un film parle de la vie des juifs avant les décrets racistes, et nous fait découvrir les différentes étapes qui ont mené au massacre que nous connaissons tous. Le sujet est évidemment difficile à traiter, mais également à filmer, et à regarder. Les scènes de violences sont beaucoup présentes dans le film, et cela frappe très fort, car les choses sont montrées telles qu’elles se sont produites.

Tous les aspects de la vie des juifs polonais de l’époque ont été traités, et cela donne donc un merveilleux film à la fois pudique et violent. Cette partie de l’histoire m’a toujours fascinée, et c’est donc avec plaisir que j’ai vu ce film, même si le mot plaisir n’est pas vraiment approprié lorsqu’on voit des gens se faire fusiller pendant 2h…
La famille Szpilman n’est que rapidement abordée, mais j’ai tout de même aimé les relations qui se dégageaient, surtout entre les deux frères. On ressent un manque de profondeur dans cette partie du film, mais ça ne m’a pas dérangée, plutôt même intriguée. J’ai été tout de même un peu déçue que le personnage de Adrian Brody n’ait pas l’air plus affecté par la disparition de sa famille, mais bon…chacun a des réactions différentes, et je n’ai pas lu le livre, donc peut-être qu’il avait de très bonne raison pour de pas avoir l’air plus atteint que ça. C’était aussi classe de voir Thomas Kretschmann même s’il n’apparaît que vers la fin du film…
La musique est très belle, mais j’ai regretté qu’il n’y ai pas plus de morceaux de piano, ni même de scènes musicales. Pour un film qui parle d’un pianiste, c’est un peu dommage. Il aurait aussi bien pu être peinture ou guitariste que ça n’aurait au fond pas changé grand-chose. Mais le piano a une musique particulière qui colle très bien au film, alors, pourquoi ne pas en profiter plus que ça ? J’ai par contre adoré la scène du piano et la rencontre avec l’officier allemand. Et le décor de la ville en ruine vers la fin est vraiment impressionnant ! J’ai adoré.
Bref, sans spoiler, c’est un très bon film sur la seconde guerre mondiale en Pologne, et un très bon film tout court…même s’il reste un peu long !!