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IRA & Irlande | Omagh



Omagh rappelle fortement le film Bloody Sunday, autant dans son histoire que dans sa façon de filmer. On croirait un documentaire sans interférer avec les personnages pour autant. Tout est filmé de manière très réaliste, peut-être un peu trop. Le film se situe le 15 Aout 1998 et débute par l’attentat du même nom. 29 Personnes furent tuées, 250 autres furent blessés. Le film était censé parler de l’attentat, mais il parle en réalité de la famille des victimes qui se retrouvent face à des policiers qui semblent ne rien faire pour avancer l’enquête. Le rôle principal est tenu par Gerard Mc Sorleyqui avait un petit rôle de flic dans Au nom du père, mais qui a joué aussi dans les autres films sur l’IRA : The Boxer, et Bloody Sunday. C’est toujours drôle d’enchaîner les films sur un même sujet et d’y retrouver les mêmes acteurs. McSorley reste dans l’ambiance du film : réaliste, brut, normal. Rien de spectaculaire.

Le problème de ce film est qu’il est un peu trop réaliste. Tout le début est très bon, on découvre la famille des victimes qui cherchent à retrouver leurs proches dans les hôpitaux, on y voit l’attente interminable et la lutte d’un père qui attend de savoir si son fils a survécu ou non. Mais une fois que le film avance et qu’on commence à s’intéresser à ce qui se passe après l’attentat, on commence à s’ennuyer, à stagner. Les personnages ne sont pas développés, et on a donc du mal à s’attacher et à vouloir avancer. Tout se transforme ensuite en blabla avec les policiers, entre quelques manifestations. J’aurai été plus intéressée par la famille en elle-même, aux relations qui changent, etc. Mais le film ne parle pas de ça. Peut-être parce qu’il s’est inspiré de faits réels et qu’il voulait adopter un point de vue différent. Mais je doute que beaucoup de gens apprécient ce film. Surtout comparé aux autres sur le sujet. Le manque de détails sur les héros donne un film vraiment dur à regarder. A l’inverse, des flots de détails sur l’enquête sont présents, mais honnêtement, on s’en fiche pas mal.



OMAGH a été filmé, caméra épaule, sans éclairage et sans artifices à Dublin et ses alentours dans la ville de Navan. Michael, le père d’Aiden, a été choisi comme personnage central, car il est devenu porte-parole de la campagne et que sa famille et lui ont accepté que leur histoire soit racontée.(http://www.hautetcourt.com/omagh/apropos.html)

Omagh est donc trop lent et a un sujet trop peu accrocheur. Peut-être parce que je m’attendais à un film sur l’attentat en lui-même. Et j’ai adoré cette partie du film. Non, pas à cause du sang, des meurtres ou des hurlements, mais parce que c’est là qu’est l’intérêt du film. Montrer l’horreur des attentats. Ou montrer l’impact sur les familles. Mais cette dernière partie aurait du être mieux développée. J’ai donc eu du mal à regarder ce film jusqu’au bout, et je ne le conseille franchement pas.  Le film est tout de même l’histoire d’un vrai homme, Michael Gallagher. Alors on s’accroche, car on se dit que tout ça est vraiment arrivé, et que c’est intéressant. Il est réalisé par Peter Travis et produit par Ed Guiney (The Magdalene Sisters).

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