Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

A love song for Bobby Long

The heart is a lonely hunter

A Love Song for Bobby Long est un des derniers films que j’ai vu cette semaine. Sortit en 2004, il est inspiré d’un roman de Ronald Everett Capps intitulé Off Magazine Street. Le film est écrit et réalisé par Shainee Gabel.

Pour tous les amoureux de la littérature, ce film est une jolie histoire, un joli roman. On a vraiment la sensation de tourner des pages tant les personnages sont joués avec justesse et sans le too much habituel du cinéma dramatique.

Purslane Will (Scarlett Johansson) est une jeune adolescente qui quitte la Floride pour retourner dans sa ville natale de la Nouvelle Orléans, après la mort de sa mère, Lorraine, une chanteuse, qui a quasiment été absente de sa vie. Là bas, elle est forcée de cohabiter avec deux hommes qui partageaient la vie et la maison de sa mère, Bobby Long (John Travolta) et Lawson (Gabriel Macht). Bobby est un ancien professeur de littérature qui ne parle qu’en citations et Lawson est un écrivain raté. Les deux sont alcooliques et ne font rien de leur vie, c’est pour dire si Purslane est ravie de débarquer dans leur vie.

Les citations constamment présentes grâces à Bobby Long nous aide à nous plonger dans cette Amérique littéraire pleine de D.Thomas, T.S Eliot, Tennessee Williams ou William Faulkner. Tout ça avec une très jolie B.O et des petits passages ou John Travolta chante, posé sur sa chaise avec sa guitare. Tout ça créer une belle tranche de vie, remplie de lyrisme, de poésie, de mélancolie, et de chansons folk. Avec des très belles chansons comme Bone de Thalia Zedek,Different Stars de Trespassers William,ou Lie In the Sound de Trespassers William.



Ce qui est vraiment appréciable dans ce film, c’est qu’on ne sent aucune volonté de tomber dans des clichés à la con. Oui, un des colocataires est mignon, mais Pursy ne tombe pas forcément amoureuse de lui. On a pas droit à l’inévitable histoire d’amour. On a juste une vie, deux vies, trois vies liées pendant un moment. Le thème principal du film est la découverte du passé par Pursy, qui apprend finalement à la découvrir sa mère à travers des hommes qui l’ont toujours aimée. Elle va aussi apprendre à grandir à travers ces hommes, surtout à travers Bobby Long, qu’elle déteste la moitié du film, mais qu’elle finit par comprendre, du moins un peu.

C’est vraiment un film très littéraire du début à la fin, et c’est très rare que j’ai le sentiment de lire un bon bouquin en regardant un film. On se sent partir à la découverte du sud Etats-Unis et de cette petite ville. John Travolta est très touchant et arrive à soutenir une précense necessaire au film, tout en s’effaçant et en laissant la plus belle interprétation à Gabriel MachtScarlett Johanssona été nominée pour un Golden Globe de la meilleure actrice, mais bon, là faut pas pousser non plus, c’était pas mérité.

Le film prend son temps, et semble nous entraîner dans les mystères de la Louisiane, sans pour autant que cela se transforme en un film touristique.

Tout ça pour dire, enfin un film avec un minimum de profondeur, qui traîne sans qu’on s’ennuie, qui nous laisse réfléchir tranquillement et apprécier la culture des personnages principaux. Et même si les personnages masculins auraient pu être des stéréotypes (le côté alcoolique pas rasé qui se promène en caleçon), ils ne le sont pas.

Conclusion, le film est aussi beau que l'affiche. I loved it.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article