
Je me suis demandée pourquoi j’avais ce film sur l’ordinateur jusqu’à ce que je remarque un nom très familier au générique : Ben Foster. Voilà qui explique tout. Sauf que voilà, Ben Foster en question, il n’a même pas un second rôle, il est plutôt une silhouette, un figurant. On doit le voir quoi, 3 secondes dans tout le film. Merde quoi, raté. C’est pour dire, ce film n’est même pas dans sa filmographie sur imdb. Tout ça pour dire, si comme moi vous avez tendance à regarder des films par rapport à des acteurs, faites gaffe à ce que vous faites.
Mais passons. Je suis là pour parler du film que j’ai quand même regardé. Dès les premières minutes, on sent bien que ça va être une bonne daube comme on les aime. Un film qu’on ne va pas retenir, mais qui va bien nous faire marrer pendant 1h30. Le genre de film cliché aux répliques pourries. Un film B des temps modernes ? Je ne pensais pas aller jusqu’à le classer dedans, et pourtant.
Premier coup de stress, l’acteur principal est Jesse Metcalfe, vous savez, le soit disant beau gosse de Desperate Housewives qui a aussi joué dans quelques épisodes de Smallville. Alors voir sa gueule pendant tout le film, bonjour l’angoisse. Il a la gueule de l’américain cliché type, le mec qui fait du football américain, qui ramasse les gonzesses et on en parle plus. Alors le voir dans un film d’horreur, ça promet.
L’histoire :
Jack (Jesse Metcalfe) se fait volontairement interné dans un asile psychiatrique. Pourquoi ? Parce que sa pauvre petite sœur suicidaire y est internée et qu’il n’a pas réussi à la voir depuis des mois et qu’il s’inquiète. Il décide donc de nous la jouer Prison Break et de s’infiltrer dans l’hôpital pour s’échapper avec sa sœur. Comme dans Prison Break, il joue vachement bien la comédie (ou pas), et il a vachement bien étudié les plans. Mais ce qu’il n’a pas prévu, c’est que c’est un hôpital tenu par un médecin encore plus taré que les patients.
Là on est content parce que le méchant docteur taré est joué par Peter Stormare, visage connu et habitué des films de merde mais qui nous fait toujours marrer quand on le voit. Alors le méchant Docteur Gianetti (saloperie d’italiens) il s’amuse à injecter un produit dans ses patients pour les guérir, sauf que ça les rend plus agressifs. Donc on a une horde de mecs et de nanas complètement clichés et tarés (qui jouent très mal) avec des super yeux blancs qui font peur.
Jack va-t-il retrouver sa sœur dans l’hôpital ? Va-t-il la sauver ? Va-t-elle se transformer comme les autres patients ? Et lui ? Quel suspens.
Bon et alors ce film ??
Comme c’est assez ridicule, on peut regarder le film sans trop de problèmes. Mais là où ça devient cool, c’est pendant les 20 dernières minutes. (Non je spoile pas). Après environ 1h40 de conneries, de jérémiades, de pseudo complots et théories chiantes sur les expériences de l’hôpital, ça devient vraiment tripant. Parce que les patients qui ont subi l'injection deviennent des vrais…zombies. Ils sont pas morts non, mais ça s’approche d’un 28 jours plus tard, en version involontairement drôle. Ça se bouffe et ça se tue dans tous les sens, et ça devient un film de zombies de base. Quelle surprise !!
Résultat, 1h40 à penser que c’était un film plan plan sur mec qui sauve sa sœur. Mais non ! Ça se transforme en grosse boucherie avec des beaux décors d’asile psychiatrique tout blanc avec des tâches de sang bien rouge partout. Comme dans Prison Break, y’a l’étage des fous furieux. Avec des vitres transparentes comme dans Hannibal. On a d’ailleurs droit a un clin d’œil (volontaire ?) au Dr Lecteur avec un des fous qui lui ressemble étrangement, autant dans l’attitude que dans la gueule. Houuu on tremble. Tout ça avec une infirmière cochonne, une autre qui se transforme en zombie (et en plus qui garde son sens de l’humour)…
Non sérieusement, c’est un film qui m’a surpris sur la fin. La question serait, bordel, vous ne pouviez pas faire ça dès le début ?