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The Lovers


L’histoire
Chu Ying-tai est la fille d’un homme important. Elle n’est pas très douée pour les taches qu’une jeune fille doit savoir faire et elle doit bientôt se marier avec un héritier du clan allié. Ce mariage est très important pour sa famille, la jeune fille doit absolument faire bonne impression. Sa mère décide donc de l’envoyer au collège de Sun Yee afin qu’elle apprenne a écrire des poèmes, jouer de la lyre etc. Le problème ? C’est un privilège réservé aux garçons. Chu Ying-tai décide donc de se déguiser en garçon sur les conseils de sa mère qui avait fait de même à son âge.Nous suivons donc l’histoire de Chu Ying-tai qui, déguisée en garçon, va évidemment tomber amoureuse d’un des élèves de l’école, Liang Shan-po.


L’amour a la chinoise

Tourné et sorti en 1994, The Lovers est l’adaptation par Tsui Hark d’une légende folklorique chinoise très célèbre qui existe en texte, opéra, concerto et films. L’histoire dite des amants papillons m’a vraiment bluffée, tant par sa poésie et son humour que par sa profondeur a la fin du film. Car on passe du rire aux larmes sans difficulté. (Enfin larmes faut pas pousser non plus).

Ce film est un bel hommage à l’opéra, assez abouti pour l’époque. On retrouve un thème très prisé dans le cinéma chinois : l’identité sexuelle, l’androgynie, le travestissement, même l’homosexualité. C’est un film très franc, surtout dans une Chine très puritaine sur les sujets liés au sexe. Il offre en plus un point de vue assez clair sur la position des femmes en Chine.

Le réalisateur Tsui Hark est un pilier du cinéma chinois et Hong Kongais. Il a lancé les hero movies avec son ami John Woo avec des films comme Le syndicat du crime. Il a lancé les histoires d’amour de fantômes avec Histoire de Fantômes Chinois. Il a lancé le kung-fu new look avec Il était une fois en Chine, et il a lancé les films d’épée modernes avec Swordsman, genre repris plus tard par des films comme Tigre et Dragon.

Une autre adaptation de la légende est le film The Love Eterne de Li Han Hsiangsortit en 1963. Dans cette version, les deux garçons étaient joués par des filles.

Mais trève d’historique, c’est un très beau film, une très belle histoire. Les couleurs sont un peu passées et les dialogues sont mal calés sur le film ce qui fait bizarre au début (je parle de la V.O, ou alors j’ai un problème de son sur mon DVD). Le rôle du père est vraiment surjoué et rappelle Histoires de Fantômes Chinois, complètement délirant. Mais une fois qu’on rentre dans le vif du sujet et dans l’histoire d’amour, tout passe très vite, on reste accrochés, et l’actrice principale est vraiment douée pour capter l’attention.

Mon passage préféré, une série de plan sur l’héroïne puis sur le héro qui se font un concours de grimaces : inattendu mais génial. Bref, c’est un film d’opéra sans opéra, un joli récit et une belle représentation de la femme dans le cinéma chinois.

Des prix

.Nominations au prix de la meilleure direction artistique, meilleurs costumes et maquillages,meilleur réalisateur et meilleur second rôle féminin (Carrie Ng), lors des Hong Kong Film Awards en 1995.

.Prix de la meilleure musique, lors des Hong Kong Film Awards en 1995.

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