
Witches of Eastwick est une adaptation du roman du même nom, écrit par John Updike. Le film quant à lui, a été réalisé par George Miller à qui l'ont doit notamment la série des Mad Max. Le film s'éloigne un peu du roman en le présentant d'une façon plus fantaisiste et bien moins dramatique. Il raconte l'histoire de trois femmes de la ville d'Eastwick aux Etats-Unis. Chacune est une femme "moderne", divorcées, veuves, mais dans tous les cas, célibataires. Elles ont eu des maris, des enfants, mais ne se sentent pas à l'aise dans ce monde et aspirent toutes à une vie meilleure. Elles ont été déçues par les hommes et se prennent donc un soir à s'imaginer leur homme idéal. Manque de chance, cet homme apparaît mystérieusement quelques jours après. Cet homme, c'est Daryl Van Horne (Jack Nicholson), il vient d'arriver en ville et d'acquérir une grande demeure qui était, il y a des années, un lieu étroitement lié avec les sorcières. Daryl va s'avérer être l'homme idéal des trois femmes: Alexandra (Cher), Jane (Susan Sarandon), et Sukie(Michelle Pfeiffer). Il va réussir à les séduire l'une après l'autre, puis carrément les trois en même temps. On comprend rapidement que Daryl n'est pas un homme ordinaire, qu'il a quelque chose de séduisant et de maléfique à la fois, et qu'il est, dans un sens: le Diable. Il va faire découvrir le bonheur à ces trois femmes, leur offrant le luxe, mais aussi des étranges pouvoirs magiques. Mais elles vont très vite comprendre que tout n'est pas aussi rose qu'on aurait pu le croire....
Le film est véritablement ce qu'on pourrait appeller une comédie dramatique. Produit par Warner, il se rapproche plutôt des films de Disney, tout en gardant un petit côté glauque et angoissant qu'il n'est pas possible d'ignorer. Les Sorcières d'Eastwick, ce pourrait être un joli mélange entre The Craft et Beetlejuice. Délirant, divertissant, il passe à une allure folle et on regrette presque qu'il ne dure pas plus longtemps. Il est en effet un poil long à démarrer et j'aurai préféré que la relation entre Daryl et les sorcières soit un peu plus développée. Pourtant, le film est basé uniquement là dessus, contrairement au livre. Mais dans l'ensemble, c'est un film réussit et un petit classique indispensable qu'il faut avoir vu. Jack Nicholson est phénoménal et colle parfaitement à son personnage: la folie dans la simplicité, il est un des rares acteurs qui arrive à gérer ce style dans plusieurs films tout en me surprenant à chaque fois. Il y a une superbe scène vers 1h30 de film ou Daryl s'énerve et dit qu'il veut juste que quelqu'un fasse un peu attention à lui... parfait. Malheureusement, à côté d'un acteur aussi extraordinaire que Nicholson, les autres font pâle figure. Pourquoi? Pas par manque de talent, mais simplement parce que les scénaristes du film n'ont pas vraiment eut l'air de prendre le temps de développer grand chose. Nicholson développe son propre personnage, pas le film. Ce qui fait que dans l'ensemble, le film manque cruellement de profondeur. Mais vu qu'on regarde à priori ce film pour se divertir, cela ne dérange pas trop.Cher, donc, est plutôt passable. Son personnage est le moins développé à mes yeux et c'est un peu dommage, mais je n'accroche pas du tout à cette "actrice/chanteuse", donc tant pis. Le rôle de Susan Sarandon est un mélange des deux styles de rôle qu'elle a toujours eu: la sainte nitouche un peu coincée, et la femme qui d'un coup, devient plus sûre d'elle. Et enfin, last but not least: Michelle Pfeiffer. Très belle présence, très belle femme, c'est son personnage que j'ai le plus apprécié après celui de Nicholson. Mais comme je l'ai déjà dit, le film n'a pas vraiment prit le temps de développer grand chose, et c'est fort dommage. Les Sorcières d'Eastwick, c'est également une petite critique de l'Amérique des années 70, avec un regard critique sur "la société moderne avec son lot de femmes actives isolées, à la recherche du grand amour". (scifi-universe.com)
Le début du film a vraiment de très bon dialogues sur les relations hommes-femmes et c'est une comédie légère sur fond d'histoire fantastique. Le côté "religieux" est habilement évité (ouf), malgré un petit monologue de Nicholson sur la fin. Mais en fin de compte, il s'agit plus d'une critique sur l'hypocrisie générale sur les relations et la religion.Il y a par contre un petit élément du film que j'ai détesté, c'est le personnage de la femme qui sent que quelque chose ne va pas dans la ville. Le film est toujours entrecoupé de petites scènes inutiles avec cette femme a qui il manque soudainement une case, et c'est plutôt saoulant. Elle est complètement possédée par le démon et l'idée est plutôt intéressante mais je l'ai trouvée très mal exploitée dans le cadre du film. Et visiblement, la fin du film n'a rien à voir avec celle du bouquin, mais étant donné le cadre plus "fantaisiste", on leur pardonne...Personnellement, je me suis fait un plaisir de le revoir, et ça m'a même donné envie de me revoir Hocus Pocus au passage, un autre petit film délirant sur la sorcellerie... C'est un film culte et un des piliers des comédies fantastiques des années 80. Malgré des effets spéciaux quasiment inexistants et plutôt basiques, le film sait divertir et rester original après tant d'années. Ca frôle le burlesque par moments, et la trame narrative s'approche plutôt des comédies des années 50.
Mais bon, c'est un film à voir si vous ne l'avez jamais vu. Il ne dure pas très longtemps et c'est vraiment un petit film sympathique comme tout, le style qu'on regarde le soir de Noël sous une couette... Personnellement, je ne me lasse pas de le revoir, et vous?