
Uncertainty est un film indépendant écrit et réalisé par Scott McGehee et David Siegel, qui commencent à devenir habitués à travailler ensemble, puisque c'est, il me semble, leur quatrième coopération. C'est un film qui m'a réellement transportée du début à la fin, et qui a réussi à m'emmener à New York, des étoiles plein les yeux. Je savais dès le début que j'allai adorer, ne serais-ce que pour la présence d'un des acteurs les plus prometteurs de sa génération, j'ai nommé l'homme de ma vie, Joseph-Gordon Levitt. Il y a des gens comme ça qui prouvent leur intelligence et leur créativité rien que par leur choix de film, et il en fait partie. C'est toujours un régal que de découvrir un nouveau film avec lui, et je pourrai aisément dire que celui-ci sera dans mes préférés, si ce n'était pas le cas pour tous ces films.
Tout se passe dans la ville de New York, et la caméra se rapproche rapidement d'un couple: Kate et Bobby, qui doivent prendre une décision importante dans leur vie. Quelle est cette décision? Au début du film, on n'en sait absolument rien, et on découvrira ce que c'est vers le milieu. Mais ce n'est pas du tout important, car le film ne parle pas de ça. Kate et Bobby, main dans la main, yeux dans les yeux, prennent leur décision en tirant à pile ou face. Soudain, ils partent chacun dans une direction différente, en courant, en plein milieu d'un pont de New York. De là, le film se divise en deux partie: ce qui se passe si ça tombe sur pile, et ce qui se passe si ça tombe sur face. Ou disons simplement que le film se divise en deux parties. Ou même, en deux couleurs.
Le jaune est une histoire d'aventure, les deux amoureux trouvent un téléphone portable dans un taxi, et Bobby décide de le rendre à son propriétaire. Cependant, il va très vite réaliser que le téléphone appartient à des personnes pas très nettes, et lui et Kate vont se retrouver embarquer dans une véritable chasse à l'homme en plein coeur de New York. Deux personnes, voir plus, veulent ce téléphone à tout pris, et feront tout pour le récupérer. Le vert est une histoire beaucoup plus simple, et on découvre la petite vie paisible du couple. On y apprend les motifs de leur "décision", on découvre leur intimité, leur famille, leur doutes, leur envies. Les deux histoires se font en parallèle, et permettent de donner un rythme agréable au film. Les vêtements des acteurs ainsi que certains éléments de décors sont constamment présents pour nous rappeler dans quelle histoire nous sommes.

Je ne connaissais pas du tout l'histoire avant de voir ce film, et j'ai sincèrement été émerveillée. A tel point que je n'avais même pas envie d'écrire sur ce film, car il m'a touchée là ou j'aime, et que j'ai envie que ça devienne un de ces films que personne ne connaît, mais que personne ne devrait connaître. Mon petit secret à moi. Mon petit plaisir. Parce que c'était tellement personnel que je n'avais pas envie d'en parler. Et puis je me suis dit que non, quand même, fallait bien partager un peu, et peut-être trouver quelqu'un d'autre que ça aurait pu toucher...
J'aimerai exprimer mon admiration pour la beauté des images, mais aussi pour l'idée de scénario que je trouve vraiment originale. Une très jolie construction, et chaque scène est filmée avec une intimité et un naturel incroyable. Les deux acteurs sont épatants, et forment un très beau couple. L'actrice principale, Lynn Collins, crève vraiment l'écran par sa beauté et me scotche à chaque fois que ses lèvres ou que ses yeux se posent sur Joseph Gordon Levitt, toujours aussi beau, attachant, bluffant.
Ca reste toutefois un film indépendant, alors je me doute que beaucoup de monde accro aux "gros" films auront tendance à trouver ça chiant. Mais moi c'est exactement le style de film que j'aimerai réaliser, et c'est aussi un des rares style de film qui me fait réfléchir, et qui est je pense à l'image de la vie. Mine de rien, arriver à retranscrire l'intimité d'un couple à l'écran, c'est tout sauf évident, et il en va de même pour l'intimité et les histoires de familles, les relations entre toutes ces personnes etc. Or, le film survole ça sans aucun problèmes, et en seulement quelques scènes, quelques regards, on comprend bien plus qu'en des heures d'images.
Vous l'aurez compris, j'ai préféré l'histoire plus simple que celle avec le téléphone, mais l'autre histoire permets à la caméra de voyager, et offre une merveilleuse image de la ville de New York. On visite, on en a plein les yeux, et on a qu'une envie: se fondre dans l'écran pour aller les rejoindre. Alors voilà, j'espère avoir un peu retranscrit ce que ce film m'a fait. J'ai adoré. C'était beau, putain, et rien que d'écrire tout ça, ça m'a donné envie d'aller le revoir une bonne dizaine de fois.