Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Soie

Honnêtement la bande annonce m’avait l’air pas mal. Je m’attendais à un film comme Atonement, mais j’étais loin du compte. J’aurai du me douter que j’allai être déçue : il y avait des signes précurseurs. Par exemple, une connasse qui ne voulait pas se décaler pour qu’on puisse s’asseoir dans la salle. C’était un signe, j’aurais du m’en aller en courant.
Pourtant un film avec Michael Pitt, mince quoi…je commence à comprendre pourquoi ce film a mis des années à sortir au cinéma en France. Ils auraient pu le sortir directement en DVD.

Soie aka Silk aurait pu être un très bon film avec un aussi joli titre. On aurait pu avoir une belle histoire d’amour, voir deux belles histoires d’amour. Mais le film plane loin dans les nuages et refuse d’atterrir pour filmer quelque chose de concret. Résultat ? Le spectateur plane aussi, et a tendance a vouloir s’endormir. Il faut dire aussi que le thème musical du film se limite à environ 5 notes de piano répétées, ce qui ne nous aide pas à garder les yeux ouverts. Mais avec ce genre de musique, je me dis que moi aussi, je pourrai m’occuper d’une B.O. Même pas besoin de savoir jouer du piano !

L’histoire c’est celle de Hervé Joncour, un français qui se tire au Japon pour aller chercher des œufs à soie. Il les ramène et fait fortune. Mais la femme du vendeur lui a bien plu et son souvenir le hante. Il retournera deux fois au Japon en prenant l’excuse de chercher des œufs. Il prendra de plus en plus de risques, à cause de son obsession pour cette femme. A coté de ça, il est marié avec Keira Kneightley, et la pauvre en a marre d’être toute seule dans sa maison sans mioches pour l’occuper.

En voyant l’histoire je pensais que ça allait être une histoire de trahison, de maîtresse, et en gros, une histoire d’amour. Mais non, aucun rapport. En fin de compte, l’histoire de l’asiatique aurait pu être le centre de l’histoire, mais ça ne l’est pas. Il n’y a pas de centre de l’histoire. On assiste juste aux allers-retours ennuyants de Hervé-Michael Pitt. Le film n’est qu’un va et vient filmé par un réalisateur sûrement sous prozac qui a du demander à sa petite fille de 5 ans de composer la musique.

Ah mais non, le film est réalisé par François Girard, un québécois qui a réalisé Cargo et Le violon rouge. Le film a donc la lenteur insupportable de beaucoup de films francophones, je comprends mieux…

En passant, je trouve lamentable de faire un film qui se passe en France avec des personnages français et de prendre des acteurs anglophones. Surtout quand le film est réalisé par un mec qui parle français et qui pouvait donc se permettre sans problèmes de faire un film dans la bonne langue. C’est comme dans les films avec des méchants étrangers qui parlent anglais entre eux… n’importe quoi.

Michael Pitt est encore plus endormant que dans Last Days (au moins, dans Last Days, il jouait très bien). Keira Kneightley est encore plus plate que d’habitude (je parle de son jeu, pas de ses seins). On commence à se dire qu’elle ne fera plus que des films en costumes d’époques, peut-être car elle n’a rien à faire à part rester plantée la bouche ouverte et à rester belle. Bref, ce film m’a plongée dans un ennui monstre, et le seul intérêt est la scène ou il rencontre la jeune femme chinoise (ouais, une chinoise au japon). Et encore. Le film aurait pu remonter un peu en nous balançant des beaux paysages Japonais, mais non, même pas… à croire qu’ils ont quasiment tout tourné en studio… Il s'enfonce encore plus en tentant des élans lyriques avec des histoires de lettres d'amour envoyées par la jeune femme d'Asie. Mais l'impact est juste inexistant et tellement gnangnan qu'on veut juste que ça s'arrête. Idem pour les scènes voulues sensuelles entre la Chinoise et Michael Pitt.Bref, c’est un film qui n’a vraiment rien de spécial et qui ne fait que reprendre des histoires déjà traitées 100 fois. Seuls les décors changent, comme si le fait que cela se passe au Japon sous fond de commerce de la soie allait donner plus de fond à un film qui n’en a aucun.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article