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Nothing but the Truth | par DyLan-24356



Nothing but the truth est un film entraînant grâce à l’interprétation de Kate Bekinsale. Mais c’est loin d’être le film de l’année. Disons que le sujet est, pour une fois, intelligent et intéressant, et que le changement fait du bien. Le film est un mélange de All the president’s men et des films sur les combats de femme comme L’affaire Josey Aimes

On y parle de tous les sujets qui fâchent aux Etats-Unis : la constitution, les droits des journalistes, la protection des sources, la CIA, les secrets d’un président…

Le film frappe donc là ou ça fait mal, et l’histoire n’est pas sans faire penser à la réalité. Après une tentative d’assassinat sur le président des Etats-Unis, celui-ci entre en conflit avec le Venezuela. Sauf qu’une commission d’enquête de la CIA a été sur place et a conclu que le Venezuela n’avait aucun rapport avec l’affaire. Mais les conclusions de cette commission ont été ignorées. Sauf que voilà, une jeune journaliste (Kate Beckinsale) découvre toute l’affaire et décide de faire un article sur la femme qui a fait l’enquête. Mais révéler le nom d’un agent de la CIA est très dangereux. Se pose alors un problème de national security. La journaliste est arrêtée et forcée de révéler sa source au gouvernement. Mais elle refuse, et se retrouve alors dans une spirale infernale, entre tentatives d’intimidations et vie en prison…

C’est donc un film sur le combat d’une femme, le combat d’une journaliste, le combat de beaucoup de monde, tout ça pour juste obtenir un nom qui, soit disant, pourrait nuire à la sécurité du pays. Kate Beckinsale a une force de jeu que je n’avais jamais remarquée avant, et elle permet de bien porter le film qui, sans elle, n’aurait pas eu grand intérêt.

On a des têtes connues dans les rôles secondaires : Matt Dillon, complètement inutile, mais c’est pas grave tant qu’on voit sa tête, on se sent chez nous, on a l’habitude de le voir. On a aussi David Schimmer qui m’a laissée une très bonne impression malgré un rôle très secondaire. Et puis Noah Wyle (iiiiiih docteur Carteeeer).

Vous ne ratez franchement pas grand-chose à rater ce film, vu qu’au fond, la seule scène qui ait un véritable intérêt est une conclusion de procès, avec un super speach sur la liberté de la presse par Alan Alda. Donc voilà, c’est un film franchement intelligent (pour une fois), et le débat est cool à suivre. Moi qui en général détester les histoires sur la presse ou sur la CIA ou sur les conflits gouvernementaux, finalement, celui-ci est très bien passé. Il soulève donc des questions importantes et essentielles. Doit-on tout publier ? A quel moment peut on révéler le nom d’un informateur ? Faut-t-il le faire ? Jusqu’où faut il se battre pour des principes ? Où s’arrêtent les droits d’un gouvernement ? Si vous voulez vous creuser un peu les méninges, Nothing but the truth est un film pour vous. Sinon, ce n’est pas le style de film qu’on achète en DVD ou qu’on va aller revoir 15 fois, et pour être franche je ne m’en rappellerai sûrement plus dans 2 mois. Mais voilà, si vous êtes passionnés de droit, on ne sait jamais hein, ça peut servir.

Le film est écrit et réalisé par Rod Lurie, qui a réalisé un autre film pas mal sur lequel j’avais fait un article y’a longtemps : Resurrecting the Champ avec Samuel L.Jackson et Josh Hartnett. Mais il est également le réalisateur de The Contender, film politique avec Gary Oldman qui m’a endormie comme pas possible. Je n’ai jamais compris cette passion des films politiques…

Et pas moyen de mettre la main sur la bande-annonce sur internet, désolée…

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