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Judas Kiss



Cher Jésus. Mon nom est Coco Chavez. La vie est faite d’incertitudes. Kidnapper est une mauvaise idée, mais c’était mon idée.


Judas Kiss est un film de Sebastian Gutierrez qui a ensuite réalisé Rise avec Lucy Liu. Pour commencer, je dois vous avouer que ce film m’a interpellée essentiellement à cause des acteurs. Car les histoires policières, je n’en ai strictement rien à faire en général. Mais j’ai tout de même réussi à regarder ce film jusqu’au bout. Et il était assez sympathique, en fin de compte.C’est une simple histoire de kidnapping qui tourne mal. Rien de bien extraordinaire au niveau de l’histoire. On a une bande d’arnaqueurs qui font souvent des petits coups, et qui décident de kidnapper un mec après avoir appris qu’il y avait 4 millions de dollars prévus s’il était kidnappé. Évidemment, ça dérape, il y a un meurtre imprévu, et tout et tout… Et il s’avère que le super inspecteur qui déchire tout n’est autre que l’inspecteur Friedman. Qui ? Alan Rickman (hiiiiiiiiiiiii). Et l’autre inspecteur, c’est qui ? Emma Thompson. (Hiiiiiiiiiiiiiii).Avant de me lancer dans un énième blabla autour de ce film, j’aimerais vous mettre dans l’ambiance en vous balançant la toute première scène d'Emma Thompson.

Bon, je vous assure que c’est bien meilleur en anglais… Quoiqu’il en soit, Alan Rickman et Emma Thomson tous les deux sont vraiment géniaux. Et les dialogues les servent très bien. Alors rien que pour leur joli duo, Judas Kiss est un film à voir.Il faut pourtant dire que le film a très mal vieilli. Pourquoi ? Aucune idée. Sûrement à cause des couleurs du film, et surtout, les tenues horribles des femmes. Ce film est un hommage et clairement une référence aux films noirs et utilise donc tous les codes du genre : la femme fatale, les flics, les voleurs, les histoires de fric... Alors oui, le film est sympathique à regarder, mais il n’égale pas les films ultra rythmés façon frères Coen. Pourtant, on passe un bon moment, malgré quelques scènes un peu trop inspirées d’un autre film : Tueurs Nés. Premièrement parce que Carla Guginoressemble fortement à Juliette Lewis. Deuxièmement à cause d’une partie de l’histoire : une jeune fille tombe amoureuse d’un jeune délinquant. Et beaucoup de scènes flash-back de leur amour ressemblent à un mauvais copié-collé de Tueur Nés. Bourré d’effets de style, d’écrans psychédéliques passant des films derrière la jeune fille… Ils tombent amoureux dans une chambre froide contre de la viande, ce qui rappelle fortement la scène où Woody Harrelson débarque en garçon boucher pour chercher Mallory… Bref, ce n’est peut-être pas volontaire, mais ça m’a fortement dérangée.

Heureusement, le film a la subtilité de ne pas tomber dans le too much et dans la démonstration façon Hollywood. L’intrigue du film est basée sur le mélange nostalgie/moderne, où les flics s’opposent à la jeunesse. Les renversements de situation ne sont pas prévisibles, et réussissent donc à nous surprendre alors qu’on pensait que le film allait se finir plus simplement. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Gil Bellows (Billy dans Ally McBeal), bien qu’il soit très secondaire. Je ne sais pas pourquoi, mais il a toujours eu une tête sympathique et drôle. J’ai évidemment adoré celui de Til Schweiger que j’ai eu le grand plaisir de retrouver récemment dans Inglourious Basterds.

En résumé, c’est un petit polar sympathique, mais rien de bien extraordinaire. Filmé à la Nouvelle Orléans pour environ deux millions de dollars, il a été entièrement tourné en scope anamorphique, qui donne cette image si particulière avec des légères distorsions sur le bas de l’écran… Un ancien procédé, qui donne sûrement ce côté autre monde du film.

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