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Holy Smoke

 

Holy Smoke est un film  réalisé par Jane Campion en 1999. C’est l’histoire d’une jeune fille, Ruth (Kate Winslet), qui lors d’un voyage en Inde tombe amoureuse d’un Guru. Elle décide de rester là bas, mais ses parents s’inquiètent et sa mère décide de venir la chercher. Elle parvient à la ramener en Australie en lui faisant croire que son père va mourir, et appelle un spécialiste pour qu’elle réalise qu’elle a été endoctrinée et qu’elle n’a rien à faire là bas. Elle rencontre donc P.J Waters (Harvey Keitel), un homme spécialisé pour faire décrocher les jeunes des sectes.

Avant toute chose, j’ai adoré Kate Winslet qui est toujours géniale dans chaque film que je vois d’elle. Son personnage est un poil trop agressif par moments, mais l’impression générale est vraiment parfaite. Elle parvient même à créer une ambiance très malsaine vers la fin du film, et ça, ce n’est franchement pas évident. Harvey Keitel est lui aussi parfait comme à son habitude, et ils forment un couple assez bouleversant à l’écran.

Je n’ai juste pas apprécié le développement de l’histoire et du processus de *guérison*. Le film ne laisse pas une seule chance à la jeune fille et part tout de suite du principe qu’elle a été endoctrinée. Sur ce point, je n’ai pas du tout aimé le film, qui semble dire que si une occidentale devient passionnée et pratiquante de l’Hindouisme, elle ne le pense pas forcément et traverse juste une passe. Bien sur ici, ce n’est pas l’Hindouisme en soi, mais un Guru précis. Sauf que ce Guru ne fait rien de mal et du peu qu’on en voit, c’est très loin d’être une secte comme ils le sous entendent dans le film. C’est encore plus aberrant que le mec qui viens l’aider commence par lui citer la Bible, comme si ça c’était mieux, alors qu’au fond c’est exactement pareil : une croyance.

J’ai trouvé que le changement de Ruth est beaucoup trop rapide et inexpliqué. La thérapie qu’elle suit ne sert franchement à rien et à un résultat rapide. Pourtant, le personnage ne semblait pas du tout aller dans se sens. Bizarre. D’un coup comme ça, elle dit qu’elle change et se mets à pleurer et à brûler ses vêtements, juste parce qu’on lui a montré une vidéo sur des adeptes de Charles Manson et les suicides de Jonestown. Comment oses-t-on comparer ça avec l’Hindouisme, franchement…

Au-delà de cet aspect du film, j’ai vraiment adoré la relation qui se crée entre les personnages de Kate Winslet et Harvey Keitel. Un peu comme dans La leçon de Piano (de la même réalisatrice), le personnage de Harvey Keitel apparaît comme un homme plus âgé et plus expérimenté, qui pourtant devient fragile en la présente de l’héroïne. En fin de compte, on n’est plus vraiment sûre de qui apprend quoi à l’autre. Le film est donc extrêmement humain de ce côté-là, et il y a de très belles scènes d’amour, et la même ambiance que dans La leçon de piano, en version contemporaine. La relation entre les deux héros est tellement intense qu’elle frise parfois le sm…

Au passage, le film se passe en Australie et c’est vraiment sympathique de voir des décors qui changent un peu de l’ordinaire. C’est amusant de voir des kangourous, du désert…exotique. On a aussi tout le début du film qui se passe évidemment en Inde et la vision des étrangers là bas est vraiment excellemment bien filmée. Holy Smoke a reçu le prix Elvira Notari et une nomination au Lion d'or. C’est avant tout un film sur les relations humaines et non sur une jeune fille qui doit se délivrer de son attachement pour l’Inde. En fin de compte, l’histoire de base n’est qu’un prétexte pour les faire se rencontrer, et même si j’ai été déçue que ça ne parle pas plus de l’Inde, l’histoire et surtout la mise en scène compense largement !!

 

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