
"Nicolas Winding Refn est de retour. Le réalisateur danois, auteur de la trilogie culte Pusher (la plus grande trilogie du crime, oui oui, au revoir The Godfather), désormais débarassé de ses graves problèmes financiers, s’offre un petit encas en attendant de nous livrer son Valhalla Rising, projet épique avec Mads Mikkelsen incarnant un viking sourd et muet."
Bronson est le deuxième film en anglais du réalisateur Nicolas Winding Refn, sur Michael Gordon Peterson, devenu plus tard Charles Bronson (par rapport à l’acteur). Son surnom ? Le prisonnier le plus violent de la grande bretagne. Ce film ? Un biopic sur sa vie…
Pour Charles Bronson,une cellule de prison n’est pas une cellule, mais une chambre d’hôtel. Pour lui la prison n’est pas dure à supporter, ce n’est pas l’enfer. Pour lui, la prison c’était une opportunité de montrer ce qu’il valait, de développer ses capacités, et de se faire un nom. Il a donc passé presque toute sa vie en prison, dont 28 ans en isolement à cause de prises d’otages et de violences entre détenus…
"For most people, prison is a monotonous nightmare. But for me, it was finally a place where I could sharpen my tools, hone my skills."
C’est pour ainsi dire le seul intérêt que j’ai trouvé à ce film : l’image que Bronson a de la prison. Et pourtant, la bande-annonce annonçait un film géant, les critiques aussi, mais j’ai vraiment trouvé le temps très long et le montage extrêmement soûlant.
Le film est un mélange de scènes de prisons et de scènes qui sont une métaphore de sa vie : on voit Bronson sur scène, maquillé comme un clown, qui raconte sa vie à des spectateurs. Cette idée aurait pu être magique et intéressante, mais j’ai trouvé qu’elle avait été très mal exploitée. Pourquoi ? J’en sais rien, peut-être à cause du rire agaçant de l’acteur, sachant qu’il colle son rire toutes les 5 minutes…
Mais c’est peut être aussi la force du film et de l’acteur, d’avoir réussi à faire un personnage dérangeant qu’on a envie de virer vite fait de notre vue quand il parle, mais qui nous fascine quand il se bat. Parce qu’il faut savoir que les scènes de prisons sont essentiellement des scènes de baston, certes très bien filmées dans l’ensemble. Mais le reste est creux, pour moi.
J’ai vraiment eu du mal à regarder jusqu’au bout, non pas à cause de la violence, mais à cause des coupures de théâtre. La vie de Charles Bronson est intéressante, ça c’est indéniable. Mais c’est la seule chose qui m’a donné envie de continuer à regarder le film jusqu’au bout.

L’acteur (Tom Hardy) est très bon mais ça n’a pas suffit à me faire accrocher au film. En plus de ça, la plupart des scènes avec de la musique font vraiment trop penser à Trainspotting. Alors c’est peut-être la façon de filmer britannique mais c’était du déjà vu…
Pourtant ils appelaient ça le nouveau Orange Mécanique, donc j'ai l'impression de ne pas habiter sur la même planète. Je trouve que non, vraiment, ce film n'a rien à voir avec Orange Mécanique si ce n'est la violence gratuite et insensée. Et je trouve que les critiques ont du prendre du crack pour dire que ce film était génial.
Non, il n'est pas nul, ce n'est pas une daube, je trouve juste qu'il manque de rythme à plein de moments, et qu'il aurait mieux fallu faire simplement un film sur sa vie, sans avoir besoin de coller ses pseudo-scènes comiques sur une scène de théâtre. Ca vient peut-être du fait que je n'ai jamais aimé les one man show...ou pas.